Crématorium accusé de rabais morbides : l’indignation des autorités
En Belgique, une affaire pour le moins troublante secoue le secteur funéraire. Le crématorium de Hasselt se retrouve au cœur d’une polémique après des accusations de pratiques commerciales douteuses portant sur la crémation de défunts. Des rabais auraient été consentis aux entreprises funéraires en fonction du volume de corps incinérés.
Des remises sur volume qui choquent les autorités
Le crématorium de la ville de Hasselt fait l’objet d’une enquête pour avoir proposé des tarifs dégressifs aux sociétés de pompes funèbres. Plus le nombre de défunts amenés à la crémation serait élevé, plus les réductions accordées seraient importantes.
Cette pratique soulève de graves questions éthiques. Elle est jugée contraire au respect dû aux morts et pourrait violer plusieurs principes fondamentaux : la dignité des défunts, la liberté de choix des familles endeuillées et l’interdiction d’activités commerciales liées aux cendres funéraires.
Une ministre flamande monte au créneau
Hilde Crevits, ministre flamande des Affaires intérieures, n’a pas mâché ses mots face à cette situation. Elle a fermement condamné ces agissements dans une déclaration publique.
« Les remises sur volume sont contraires à l’interdiction des activités commerciales concernant les cendres funéraires, ainsi qu’au traitement respectueux et digne de la dépouille d’un défunt. Elles orientent en outre le marché et peuvent restreindre la liberté de choix des proches envers une entreprise de pompes funèbres. »
Un précédent déjà constaté dans le secteur
Le crématorium de Hasselt n’est pas le premier établissement épinglé pour ce type de dérives. L’opérateur Pontes avait déjà été mis en cause pour des pratiques similaires par le passé.
Cette société proposait notamment des rabais pour les entreprises funéraires apportant plus de 300 ou 700 corps. Depuis, Pontes affirme s’être mis en conformité avec la réglementation en vigueur.
Des explications exigées par les autorités
La ville de Hasselt, qui assure la gestion du crématorium incriminé, se trouve désormais sous pression. Les autorités flamandes ont fixé une échéance stricte pour obtenir des clarifications.
L’administration municipale devra fournir des explications détaillées sur ces pratiques commerciales avant le 10 juillet. Cette date butoir permettra de déterminer les suites qui seront données à cette affaire.

